Pancarte 150 K°La troisième loi d’Isaac Newton définissant le mouvement tel qu'il est décrit dans les Principia en 1687 implique « l’interaction » comme l’un des mécanismes fondamentaux animant l’Univers : « L’action d’une force entraîne une réaction égale et opposée ».

De cette loi physique émerge « l’interactivité » omniprésente; celle qui fonde les indispensables échanges. Cependant de cette réciprocité jaillissent la « dualité et la simultanéité » au mystère entier qui sont à l’origine du principe « relativiste »; le principe de la relativité.

La simultanéité se situe hors chronologie, hors succession d'évènements, hors de tout ordre de préséances; bref ! deux phénomènes survenant dans le même temps, sans décalage. La simultanéité nait de la « dualité interactive » évoquée par la troisième loi du mouvement. Emerge de cette dualité de qualité simultanée un « différentiel physique » unique qui constitue alors un phénomène physique entier. Aussi toute comparaison induit-elle un « entre-deux » significatif et unique- une amplitude.

Ainsi l’amplitude définissant l’intervalle est un objet physique hors du temps.

 

L’unité  composite.

Le lien interne sépare et unit tout à la fois le système composite, duel. Et ce lien se situe « hors du temps ». En émergent les variables inconnues de nos équations aux valeurs étroitement conjuguées et interactives; à la fois séparées et liées.

- Les nombres complexes associent une quantité définie par un nombre « réel » à une quantité définie par un nombre « imaginaire ». Ici la quantité d’unités est composite.

- Les matrices à deux entrées de Werner Heisenberg [1925], de même que les tenseurs d’Albert Einstein permettent de jongler avec des quantités composites, doubles et en interaction. En jaillissent les sauts quantiques électroniques… simultanés (le passage instantané des électrons d’une orbite à l’autre dans l’atome quantifié du danois Niels Bohr-1913).

- L'allemand Max Planck [le 14 décembre 1900] proposa une unité d'énergie « duelle et composite » d'une grandeur minimale; le quantum minimum d'action. E = hv. Cette unité est duelle dans sa composition et cela fit mal !

 

Religion Mythes & Fantasmes 11745 IILa Dualité comparative.

La mesure ou l’observation sont composites, duelles dans leur intimité. Elles fondent ainsi un intérieur aux doubles contours.

Et du rien duel premier, du similaire invisible, émerge le visible, le palpable, la différence. Le similaire comme le différent sont issues de la comparaison. Dès lors l’horizon invisible à l’instant premier vierge, immuablement lisse et uniforme se grave d’une symphonie aux différences distinctes et signifiantes. En émerge la complexité du monde.

 

Observons !. ce qui peut se voir ou se mesurer.

… Chaque particule, chaque observateur à sa propre horloge et donc son temps propre… La notion de simultanéité est aussi remise en cause : elle n’a de sens que localement. Jean Eisenstaedt. La relativité restreinte d’Albert Einstein. 1905. Sciences et Avenir. N°191. Octobre 2017. 

Le regard "extérieur" au phénomène observé introduit une chronologie, c'est-à-dire le temps et dès lors impose un ordre de préséances à l'observation des phénomènes. Les phénomènes observés s'inscrivent dès lors dans une succession d'évènements décalés dans le temps. Un ordre et une qualité en émerge. L’observation ou la mesure se construisent à partir du lieu d’où elles se projettent. En retour, le regard se localise dans l’espace. S'en suit la perte irréductible de la simultanéité pour tout observateur extérieur au phénomène observé.

 

Le similaire ou l'identique [le rien] apporte l'impalpable ou l'invisible; le sans effet. Il se matérialise par un différentiel physique invariant, un entre-deux constant et de ce fait imperceptible; et il se nomme « le similaire », un phénomène physique inobservable. Et ici dans le similaire, l’immobilité puise son étrange existence.

« Par exemple, un cercle strictement homogène, c’est-à-dire similaire en tout point en rotation sur lui-même sera indifférent dans son mouvement. Aucune variation ou déformation observable n’en émerge ». Hubert REEVES.

et ici l’objet nous parait immobile.

Du différent nait le palpable ou le visible; l'effet tangible mesurable dans nos appareils. Il se matérialise par un différentiel, un entre-deux à la variation perceptible; et il se nomme « le mouvement », l'effet observable. Et ici dans le différent la mobilité puise son étrange existence.

« Par exemple, un cercle non homogène (avec une déformation même infime en un point du cercle) en rotation sur lui-même expose un mouvement observable. Une variation ou une déformation observable en émerge ». Hubert REEVES.

et ici l’objet nous parait mobile.

 

Cependant le similaire invisible [l’absence de variations observables, le stable- le rien inobservable] et le différent visible [la présence de variations observables, l'instable- le réel observable] participent au même titre au fonctionnement du monde. Ce sont tous les deux des observations, visibles ou invisibles.

Dans cette optique, le « néant » seul échappe à la dualité constructrice, à l'entre-deux animant le rien, « le similaire » ou le quelque chose,  « le différent ». Alors le Néant se pare d’absolu car, s’il existe, il existe en tant que tel, en Soi. Il est unique.

 

_ Ton unique suffisant n’existe pas ! Le Néant n’existe pas, par définition. Il est insuffisant ! Pout tout système isolé tel qu'imaginé par Galileo Galilée; un système fermé, replié entièrement sur soi est alors dénué de toute interaction avec son environnement. Pour un tel système l’extérieur n’existe pas et le contexte est physiquement imperceptible et inobservable. Il est néant par définition. Et il existe ou n’existe pas selon la convenance de chacun. 

« Ici se fixe l’horizon de la certitude ».

 

Alors peut-être l’Au-delà incertain s’affronte-t-il à l’En-deçà certain.

images (87) La voie Lactée; la Galaxie qui loge la planète Terre, vue à partir de son intérieur.

LUCY d’Enfer. Le 01 Février 2017. Incertaine mais plus que parfaite.