Logos Origines

La matrice élastique, une idée dense et riche en irrégularités.

thCA0LG9YZ  Les                Nébuleuses, ces immensités éthérées au sein des galaxies constituent des zones de matière gazeuse beaucoup moins denses que la matière des étoiles et des planètes.

 

Le processus d’agglomération de la matière est perceptible dans l'univers dès la période dite de la « recombinaison », 380 000 ans après l’ère de Planck. Le « fond diffus cosmologique» témoigne ainsi de l'hétérogénéité présente dès le début du cosmos. Cette première lumière observable tôt porte déjà les stigmates de la concentration de la matière. Ce rayonnement est l'expression de la liberté de voyager offerte aux photons libérés de l'entrave des électrons antérieurement "libres" et désormais enchaînés aux noyaux atomiques légers d'hydrogène et d'hélium.

L'univers originel probablement homogène commence rapidement à se structurer, à se densifier en certains points de l'espace. Aussi se distinguent très tôt la matière dense et massive, une matière plus chaude et agitée d'un fond diffus plus lisse et froid. Et de cette évolution vers une hétérogénéité croissante naîtra la structure de l'univers actuel aux variations de densités infinies.

La-Grande-Nébuleuse-Orion1-1024x677La Nébuleuse d'Orion.

Aussi une hypothèse. Dès la fin de l’Ère de Planck [10-43 seconde après le Big Bang] au sein du tissu même de l’univers initialement homogène et isotropique, similaire et lisse en tout point, apparut une multitude infinie de fluctuations aux amplitudes variées. Et de ces fluctuations infimes originelles initialement imperceptibles se forma rapidement une granularité de taille croissante, une irrégularité qui pris corps dans le continuum initial. Cette hétérogénéité est déjà visible dans le Fond diffus cosmologique et ce après 380 000 ans d'évolution "seulement".

Ces fluctuations primitives se trouvèrent étirées et amplifiées par l’inflation, cette expansion faramineuse et si rapide du tissu même de l'espace//temps dès son origine. Aussi la lumière fossile, comme la nomme Hubert Reeves, ce flash de lumière bref dans l’univers originel noir et opaque témoigne de ces irrégularités et signe la naissance des atomes légers et neutres d'hydrogène et d'hélium, de la matière déjà très condensée.

Dès lors la masse gravitationnelle, celle qui intervient dans l'attraction des corps se mesure déjà à la masse inertielle, celle qui oppose une résistance à la mise en mouvement des corps; une résistance à l'accélération des objets pourvus de masse.

images 3 K°    Galaxie en vue d'extérieur et de profil.

 

Fond diffus 196 K°Le Fond diffus cosmologique enregistré par le satellite Wmap; une lumière vieille de seulement 13,42 milliards d'années et encore visible de nos jours. Sur un fond homogène et lisse se démarque très tôt des hétérogénéités surprenantes, prémisses de la matière en devenir. [Mensuel Science et Vie].

 

La densité locale, le grand régulateur.

« Là où la matière est dense, l’espace adopte une courbure positive… et cela simule une attraction. Les zones très peu denses, ces gigantesques bulles de vide adoptent une courbure négative… qui mime l’effet d’une force répulsive » explique Thomas BUCHERT, astrophysicien.

« Un univers non homogène (et ainsi relativiste) apporte une répartition de la matière et donc de la masse variable selon les régions du cosmos. Et le tissu espace-temps se tord en fonction de la densité locale ». Sciences et Avenir. Février 2015. N° 816. Le mystère de la matière noire. Azar Khalatbari.

S’impose au travers de ces disparités de densité une localisation en chaque point de l'espace des phénomènes physiques en évolution.

Oui bref, ce fossile nous raconte une métrique spécifique, celle de la géométrie déformable de l’espace//temps élastique d’Albert Einstein; une géométrie qui impose des "dimensions locales" au temps et à l'espace conjugués. Ces variations de courbures de l’espace-temps élastique, ces torsions complexes déterminent localement la formation et le comportement des objets pourvus de masse et de ceux sans masse.

Chronos Univers 200 K°

Ere de Planck → fluctuations du vide quantique [d'une taille infra-microscopique] → inflation → hétérogénéité → particules virtuelles imperceptibles [d'une taille microscopique et d'une durée brève] → particules élémentaires [d'une taille sub-atomique] → Fond diffus cosmologique → noyaux atomiques légers → atomes légers [taille atomique] → premières étoiles hypermassives → premiers trous Noirs → premières galaxies hypermassives → amas de Galaxies → système Solaire → Terre → atomes lourds [chimie minérale et organique] molécules → molécules longues → ...

Galaxie_M_100 200 K°Galaxie spirale M100.

Aussi Trous noirs, étoiles massives de première génération, amas de gaz et de poussières, nébuleuses, galaxies primitives hypermassives… peuplèrent progressivement (mais dans quel ordre ?) le vide initialement dénué de toute matière. Et seulement 400 à 500 millions d’années pour ce faire ! Ainsi IOK-1, la galaxie la plus jeune observée à ce jour est apparue il y a quelques 700 millions d’années après l’Ère de Planck. Les galaxies les plus jeunes non encore observées actuellement doivraient dater de 400 millions d’années seulement après le Big Bang.

D’infimes différences purement géométriques et quelques fluctuations asymétriques d’énergie seraient à l’origine de la matière bien pesante. D’un simple différentiel de densité nait la « matière ordinaire » au sein d'un monde déformable, élastique. 

… mais suffisamment pour que ces infimes fluctuations primordiales soient amplifiées sous l’effet de leur propre gravitation. Elles deviennent ainsi -de plus en plus denses- jusqu’à donner naissance aux premières étoiles et galaxies… quelques milliards d’années plus-tard. [Hors-Série « l’OBS ». Janv-fév 2016].

_ Ainsi papa la matière n’aurait comme origine qu’une simple « différence » dans le tissu cosmos ? De stupides irrégularités à l’empreinte persistante. Un vulgaire parasite de télés ! Exact blog. Cependant ce processus mystérieux d’agglomération de « quelque-chose » constitue une énigme méta-physique incommensurable de même qu’un mystère physique complexe difficilement évaluable.

Un fait cependant ! Emergea du Néant le quelque chose d’impalpable, le similaire; et le similaire se distingua progressivement dans les différences construites. Naquit dès lors le perceptible et le sensible. Et l'empreinte pris corps.

Et voilà la question métaphysique cruciale, la seule qui vaille. Pourquoi existe-t-il quelque chose de palpable ?.. et des palpeurs...

 

250px-Baby_UniverseImage du fond diffus Cosmologique enregistrée par le satellite Max Planck en 2013. Et voici l’image la plus précise existante à ce jour de ce vestige de lumière première. [Revue Ciel & Espace. Janvier 2015. N° 536. Alain CIROU]. 

… « relativement homogène sur l’ensemble du ciel, le Fond diffus présente cependant d’infimes fluctuations, prémisses des grandes structures de l’univers en devenir ».

Le Fond diffus cosmologique. Et c’est logique. Un bref flash de lumière émis dans le cosmos 380 000 ans après l’Ère de Planck. Puis cet éclat fut suivi par 400 millions d’années d’obscurité, un retour aux Âges sombres de l’univers où ne brillait aucune lumière visible. Enfin apparurent les denses et premières étoiles scintillantes qui illuminèrent alors de leurs milliards de feux le noir fondamental. 

La lumière fossile reste perceptible actuellement dans l’ensemble du cosmos, bien que « diluée et déformée » car très refroidie et peu énergétique. Ainsi la température et la densité globale de l’univers décroit continûment depuis 13,4 milliards d’années.

thCAYZ5FKCUn monde nébuleux de faible densité et concentrant que peu d'étoiles.

A l’origine le rayonnement diffus électromagnétique fut émis dans l’infra-rouge, de la simple chaleur. Cependant l’expansion et le refroidissement du cosmos l’étirent jusqu’à nos jours en un rayonnement micro-ondes bien moins énergétique et bien plus plus froid.

L’inflation originelle et l’expansion continue du cosmos ont ainsi étiré ce rayonnement comme un vulgaire élastique et en ont allongé les longueurs d’ondes. Reste visible un rayonnement de 2,7 degrés d’amplitude au-dessus du zéro absolu [- 273°]; rayonnement prédit par la théorie et découvert fortuitement quelques années plus tard. Aujourd’hui ces ondes radios sont perceptibles sur les écrans de télévision où elles composent 1% de la « neige » captée.

Le Fond cosmologique est équivalent à l’intensité du rayonnement d'un « corps noir » -[le corps noir : une référence théorique dans le domaine des rayonnements de surface émis à une température donnée]- affecté d’une température de 2700 degrés Celsius.

Voile lactée 221 K°La voie Lactée observée depuis la planète Terre; une vue d’intérieure. [Photographie Internet].

BAYLOT Michel. Le 15 Novembre 2015. Un brin courbé et hétérogène.

Biblio Fond diffus 111 K°