Un bulletin de notes qui dénote.

Encore un zéro, blog! Mon dieu, qu’allons-nous faire de toi plus tard ?

_ C’est quoi un zéro, Papa ? 

Une fausse note ! Voyons voir,… Pfuhhh ! 4 - 4 = 3. Voyons blog, enfin ! C’était un zéro la bonne note ! 

_ Y-a un truc que je ne comprends pas ! me dit la petite Clopî, qui fait de la musique.

Aussi comme à son habitude la quantité en fait beaucoup trop ! 

 

224 K° Molles

Bref, les enfants que je vous explique.

 

Au commencement est l’unité.

Puis s’allia à l’unité, la quantité et la qualité.

Enfin l’arithmétique jongla avec les quantités d’unités. 

 

Emergea des profondeurs de l’Âge trois langages.

Celui des lettres et des mots articula la langue alphabétique.

Celui des notes et des portées articula la langue musicale.

Celui des chiffres et des nombres articula la langue numérique.

 

Le langage arithmétique fut l’expression de la quantité. Et dans ce monde-là, monsieur; le « réel » se mesure et s’évalue au travers des quantités. _ De travers ?

Combien ? _ fut-il demandé !

Futile ?

 

Signes et Symboles 2128

 

Le Calcul, de son petit nom « l’arithmétique » est un Outil subtil sur lequel les mathématiciens les plus confirmés continuent de s’interroger. Dès l’origine, Aristote doutait de l’appartenance du Un à la famille des nombres; le zéro n’était alors qu’un inconnu sans existence notable. 

_ Chic, Papa ! Néanmoins blog on trouvait déjà trace du zéro dans la Babylone antique. Cependant le zéro mésopotamien n’évoquait alors qu’une simple absence, un emplacement vide de toute écriture.

En fait le zéro de l’âne blogien pris naissance au VIIe ou VIIIe siècle en Inde où sévissaient sur les rives du Gange de puissants mathématiciens. Et ce zéro après un détour de quelques siècles par le monde arabo-musulman et la maison ronde de la sagesse de Bagdad pénétra en Occident au XIVe siècle de notre Ère.

Ainsi l’acceptation de la délicate notion du rien, du vide voire du néant fut difficile à concevoir pour l’Occident chrétien. Quant à l’acceptation du zéro par les élèves insuffisants, qu’ils soient indiens, orientaux ou occidentaux, je n’en dirais point mot !

 

Des nombres en grand nombre.

L’arithmétique associe à l’observation directe de « faits » des symboles simples, les chiffres et les nombres, afin d’établir un maillage de correspondances significatives. Ces associations entendent refléter la nature et ses rythmes au travers d’un modèle explicatif analogique.

Aussi un parallèle s’exprime dans nos calculs. Et cette représentation passe par le concept de la « quantité ».

Des équilibres, des rimes, des rythmes, des symétries, des préséances, des priorités, des je passe devant, des je suis le plus fort,… des égalités et des différences, voire des similitudes se déclinent dans nos écritures arithmétiques.

… D’étranges « métamorphoses » au regard voilé se matérialisent dès lors dans nos équations et nos fonctions. Et leurs profondes instabilités se modulent selon des quantités évolutives.

 

"L'essentiel est invisible à nos yeux". Le Petit Prince. Saint Exupéry.

 

flic

_ Hum ! Pas pour tout le monde !

Blog joue aux billes avec Clopî. Blog perd 6 billes sur les 6 qu’il possédait en début de partie. Combien de billes lui reste-t-il ?

_ C’est moi qui les ai toutes prises. Yeh !

1- Acte premier; définir le sens du mouvement « bille ».

Le déplacement s’effectue de la poche de Blog vers celle de Clopî. Le sens du mouvement est définit dans l’énoncé par le mot alphabétique « perd » accolé au prénom blog. Le verbe détermine une action et son sens d’expression.

2- Acte deuxième; définir l’intensité ou la vitesse du déplacement « bille ».

La question combien ?.. définit l’intensité de la perte infligée à Blog par Clopî.

_ Facile !.. me dit Clopî. 6-6=0. [Six moins six égale zéro].

3- Acte troisième; établir le bilan des pertes et des gains. Blog perd les 6 billes qu’il possédait en début de partie et son bilan s’exprime en langage numérique par l’équation suivante, 6-6=0. Clopî qui possédait 1001 billes en début de partie (billes toutes prises sauf une à Blog), gagne en toute injustice et symétrie les 6 billes de Blog, soit l’expression numérique équationnelle suivante, 1001+6=1007 billes. 

 

mopntre

... Le quatrième acte, le plus âgé de tous, fut celui de concevoir les nombres.

Il en vint alors de toutes parts et de toutes sortes; mais pas en vain. Les nombres, assemblage hétéroclite de chiffres puisèrent leurs racines dans les unités de quantités à la qualité bien définie… et nous épuisèrent.

 

Espace OH ! OFFERT.

Marc Alain OUAKNIN. Ouvrage ; « Mystères des Chiffres ». ASSOULINE Edition.

Le mot « nombre » vient du mot latin numerus.

En grec, « nombre » se dit arithmos… qui renvoie aussi à la mesure, au rythme, à la foule et à la quantité…  et les mots « rythme et rime » se sont progressivement distingués selon les langages.

 

A_ Le Nombre et les chiffres.

Des signes « signifiants » composent par les associations d’idées qu’ils autorisent les diverses écritures-outils utilisées par les humains.

Les symboles graphiques comme le sont les lettres arabes alphabétiques; a,b,c,d,… s’assemblent en mots puis en phrases. Ces mots s’articulent autour des verbes actions. En émerge une syntaxe avec sa dynamique propre. La coloration des émotions et des sentiments se tracent au travers des adverbes et des adjectifs, voire dans les répétitions à outrances de mots ou autres amplifications à foisons qui fleurent bons les bons ou mauvais sentiments… voire les bonnes ou mauvaises odeurs, sui-generis.

De même des symboliques « signifiantes » sont employées pour composer la musique, ce qui permet ainsi de sonoriser ce texte; do, ré, mi,... OH ! Ah !... Ces notes s’assemblent en portées qui s’emportent en  phrases musicales aux rythmes parfois étourdissants ou assourdissants. 

De même, des signes symboliques « signifiants » appelés chiffres sont employés pour articuler le langage numérique. Ils composent une sorte d’alphabet dédié à une syntaxe particulière qui est celle de l’équation alliée aux fonctions actrices. Aussi pour compter le nombre de billes perdues au jeu par le sieur Blog (une soustraction) 0, 1, 2, 3,... 1016; ou les nombres de zéros collectionnés par le même skieur (une addition, voire une addiction); il sera utilisé des caractères spécifiques, les chiffres. Ceux-ci s’assemblent et composent alors les « nombres »; des analogues aux mots signifiants alphabétiques. Puis des phrases numériques se composent sur le mode effronté de l’équation alliée aux fonctions, qui fonctionnent et parfois ponctionnent.

Parfois et bien souvent, ici une expression de quantité, l’écriture alphabétique se combinent intimement à l’expression numérique en une étrange mixture appelée le « calcul algébrique », avec en sus de belles inconnues à appréhender.

 

B_ L’Unité.

Tout nombre énonce une quantité, c’est-à-dire la somme ou la soustraction d’un objet unitaire. Les unités assemblées en plus ou moins grands ensembles de nombres clament alors leur appartenance à une identité commune définit par l’unité utilisée.

Chaque élément unitaire porteur de cette identité référentielle est dit « élémentaire » et peut dès lors s’assembler ou se retrancher de ses semblables. L’unité fonde une « famille » dont les éléments réunis composent un seul et même ensemble.

L’unité porte une identité fondatrice inaltérable à l’origine de la quantité… associée à une qualité.

Le mot « unité » signifie littéralement, une « quantité indivisible »; un unique existant à soi seul. Ainsi, par définition toute unité est indivisible, insécable parce qu’élémentaire. L’unité créée est dès lors indélébile et inaltérable.  

Les nombres déclinent les quantités d’unités assemblées et l’évolution de ces ensembles en référence au temps. Aussi seules des quantités [d’unités] se divisent… jusqu’à la quantité élémentaire [1].

Aussi n’existe-t-il rien par définition en dessous de l’unité, qui soit plus petit que l'unité. Oupsssf !

 

Un exemple fleuri. Le nombre « 103 tulipes » précise trois choses; une unité de compte élémentaire de quantité [un] ou [1] indivisible associée à une qualité inaltérable. De même le nombre 103, ici une association de trois chiffres, précise la quantité totale d’unités prise en compte dans les calculs. Pour finir, le mot associé à la quantité 103 précise la qualité définit par l’unité; ici la qualité « tulipe ».

Aussi ce qui se divise est la quantité totale d’éléments constituant un ensemble constitué en amont des calculs et sur lequel l’on travaille. Jamais une unité ne peut se diviser. Reste que l’unité est un concept construite en partie sur un « arbitraire » de mauvais aloi.  

LUCY d'Enfer. Le 10 Mars 2015. Ici la base manque de base.

Les Nombres 214 K°

Bibliographie.

Marc-Alain OUAKNIN. Rabbin et docteur en Philosophie. BROWN Richard. 3 Minutes pour Comprendre. Les 50 plus grandes théories mathématiques. Le Courrier du Livre. OMNES Roland. Alors l’un devint deux. Flammarion. BESLON Roger et LIGNON Daniel. Les maths cent problèmes. Le Polygraphe Editeur. Marc Alain OUAKNIN. Mystères des Chiffres. ASSOULINE Edition. Dana MACKENZIE. Fous d’équations. Flammarion.